Bouteilles d'huiles végétales

HUILES

Le gras des huiles est intéressant dans le seul sens où les lipides constituent les parois de nos cellules.
Cependant, un gramme d’huile est composé uniquement de lipides. Il ne contient absolument aucun glucide ou aucune protéine.

C’est pourquoi il vaut mieux consommer les huiles avec parcimonie, pour ménager votre pancréas et le niveau d’insuline qu’il produit, et ainsi préserver tout votre système endocrinien (question d’interaction entre les sucres et les graisses dans l’organisme) (voir système digestif)

Mangez-en tout de même quotidiennement, selon les rapports exposés ci-dessous, pour veiller au bon fonctionnement du cerveau.

 

Quelques règles basiques

  • Il faut toujours choisir ses huiles de première pression à froid, et biologiques.
    Certains disent même que si l’on a les moyens ne choisir qu’un type de produit en bio, il s’agira des huiles!
  • Il est important de connaitre la variété existante des huiles alimentaires : ayant des apports nutritionnels différents, il faut savoir les combiner pour apporter le maximum de nutriments à l’organisme.

Le rapport omega-3/omega-6 (3/1) doit être respecté pour que l’action de ces acides gras essentiels soit bénéfique à l’organisme, et que l’effet de l’un n’annule pas l’effet de l’autre.

  • Il faut connaitre les points de cuisson des huiles et ne jamais les dépasser : les huiles peuvent perdre leur valeur nutritive ou même devenir dangereuses si elles sont brûlées, elles émettent des fumées toxiques et des radicaux libres qui peuvent nuire à l’organisme.
  • Mieux vaut choisir des bouteilles foncées, car c’est sous l’effet de son exposition à la lumière que l’huile s’oxyde.
  • On peut conserver pratiquement toutes les huiles pendant une durée de 18 à 24 mois.

 

LES CUISSONS BASSE TEMPÉRATURE

Huile de tournesol

Riche en vitamine E, elle est un superbe anti-oxydant.
Contenant des omega-6, elle prévient le cholestérol, favorise la croissance des cellules, renforce le système immunitaire et est un régulateur endocrinien, et nerveux!

Combinée à de l’huile de colza ou de noix (pour un bon ratio omega-3 et 6), on obtient la combinaison parfaite.

 

Huile de lin

Équilibrant le métabolisme hormonal, elle stimule également le système immunitaire.

Riche en fibres, elle est un excellent laxatif (il faut pour cela en prendre de temps en temps 1 à 2 cuillères à thé).
Elle lubrifie également les articulations souffrant d’arthrose.

En externe, elle traite les brûlures, les engelures, contribue à la bonne cicatrisation des plaies, et elle traite le psoriasis et l’eczéma.

Elle est de loin l’huile à la plus haute teneur en omega-3 (53,3g pour 100g d’huile!)

On l’utilise donc dans les vinaigrettes, les marinades ; il ne faut pas la chauffer!

Il faut d’ailleurs la conserver au réfrigérateur, et la consommer comme un produit frais, et c’est-à-dire dans les trois mois suivant son ouverture.
Si on perçoit une odeur de rance, c’est qu’elle n’est plus bonne à la consommation.

Faites-la vous-mêmes pour être sûrs de profiter de ses acides gras oméga-3 à chaîne longue (car la chaine du froid sera respectée), ou achetez-la pressée à froid dans une petite bouteille (25cl maximum), la plus opaque possible.

 

Huile de noix

Riche en acides gras poly-insaturés, elle est excellente pour le cerveau, réduit le taux de mauvais cholestérol et celui des triglycérides. Elle est également riche en vitamine E et en magnésium.

Elle contient 56g d’omega-6 pour 100g.
Il ne faut pas la cuire.
Mieux vaut la conserver au frais également, et la consommer assez rapidement (1 mois).

 

Huile de colza (non-raffinée)

Elle est obtenue à partir de graines de colza réduites en farine.
Elle est riche en omega-3, 6 et 9, qui réduisent le taux de cholestérol, et sont excellents pour le cœur et le cerveau.
On dit même que consommer une cuillère à soupe et demi par jour de cette huile réduit le risque de maladies coronariennes!
Il faut également la choisir pressée à froid.
Avec son goût neutre, elle résiste bien aux hautes températures de cuisson, même si elle y perd des valeurs nutritives.
On peut l’utiliser en salades, en assaisonnements.
Puisqu’elle est riche en acides gras mono-saturés, elle peut être utilisée pour des fritures sans perdre sa teneur en anti-oxydants!

 

Huile d’olive extra-vierge, non-raffinée

Riche en acides gras mono-insaturés, elle permet aux populations qui la consomment beaucoup de connaitre une espérance de vie plus élevée, réduisant le risque de maladies cardiaques, d’hypertension, ou encore d’AVC. Elle aide à réduire le taux de mauvais cholestérol pour augmenter le bon.

Il s’agit de la choisir de bonne qualité : une huile d’olive vierge extra, qui doit être issue d’une première pression à froid. Elle aura alors même des vertus anti-inflammatoires.
Riche en antioxydants, en acides phénoliques, elle contient également des vitamines E et K, et des acides gras bénéfiques.
Je rappelle qu’elle ne contient pratiquement pas d’omega-3 et qu’elle est donc à alterner avec d’autres huiles riches en omega-3 (comme l’huile de colza, de lin, de noix ou de cameline).
Garder au sec et au frais (il est en fait conseillé de la conserver au frigo)

 

Huile d’arachide (non-raffinée)

Originaire d’Amérique du Sud, les chinois l’utilisent beaucoup pour les cuissons réalisées au wok. Elle est riche en omega-6 et pauvre en omega-3.
Elle a un goût léger et reste stable dans les cuissons à haute température.

 

Huile de pépins de raisin

Présentant une teneur haute en acides gras mono et poly-insaturés, (essentiels pour notre organisme), elle est en plus détoxifiante, et prévient les maladies cardio-vasculaires.
On peut également l’utiliser en usage externe pour ses effets reconnus sur la beauté des cheveux et de la peau.

 

Huile de soja

Reconnue pour ses vertus médicinales, puisque riche en acides gras polyinsaturés qui abaissent le taux de mauvais cholestérol (LDL) en augmentant le taux du bon cholestérol (HDL), elle présente un taux équilibré d’omega-3 (7,3g pour 100g) et d’omega-6.
Riche en vitamine E, elle est aussi un excellent anti-oxydant.
Il ne faut jamais l’acheter hydrogénée, mais bien bio, et pressée à froid.
Il ne faut jamais non plus la mélanger à une autre huile ou à des graisses saturées.

 

Huile de sésame

Très riche en acides gras mono-insaturés, en omega-6, on l’utilise beaucoup dans la cuisine asiatique. Elle est aussi excellente pour le cerveau et permet aussi à l’organisme de se détoxifier.
Son goût est très prononcé, donc on en met un peu en topping pour assaisonner (et pas des cuillères à soupe!).

 

LES HAUTS POINTS DE CUISSON

Huile de macadamia (non-raffinée, vierge)

Originaire d’Australie, la noix de macadamia contient des acides-gras mono-insaturés et beaucoup de minéraux (magnésium, potassium, calcium).
Riche en omega-9, elle prévient des maladies cardiovasculaires et réduit le taux de LDL en faisant augmenter le bon cholestérol HDL.
On pourra l’utiliser pour des cuissons à la poêle (également pour tout plat froid) et on évitera tout de même la friture des aliments.

 

Huile d’olive (non-raffinée, vierge)

 

Huile de coco

Etant l’huile, avec celle de palme, contenant le plus d’acides gras saturés, on doit l’utiliser avec modération.

Elle présente tout de même beaucoup de bienfaits puisqu’elle a le mérite de régénérer la muqueuse intestinale et détruit les parasites intestinaux (voir ici). Elle réduit aussi le taux de mauvais cholestérol pour augmenter le bon.

Cette huile végétale est aussi la plus riche en triglycérides à chaînes moyennes : elle en renferme près de 60 %! Ils sont stables à la cuisson, mieux assimilés par l’organisme, ils donnent de l’énergie et ne sont pas stockés.
Ces graisses particulières sont utilisées dans certaines maladies comme Alzheimer, l’épilepsie ou le cancer.
Aussi, comme elle préserve le foie, l’huile de coco permet d’assurer un bon fonctionnement de la glande thyroïde.

Attention! Plus elle est blanchie, plus on utilise de désodorisants pour sa fabrication. Transformée, elle subit des altérations avec des produits chimiques.

 

Huile de tournesol raffinée

Elle propose un goût neutre pour des hautes cuissons, les trois dernières huiles exposées ayant un goût relativement prononcé.
Riche en vitamine E, et avec une haute teneur en omega-6, elle conserve ses propriétés avec des cuissons allant jusqu’à 180°C.

 

Huile d’arachide

Attention à sa haute contenance en omega-9, (le but étant de consommer autant d’omega-3 que de 6 pour une bonne collaboration pour l’organisme)

 

Les points de cuisson : le récapitulatif à enregistrer

Huiles et leurs cuissons

Les omega : leur contenance dominante

Huiles et leurs omegas