L’alimentation désigne l’acte de s’alimenter.
Elle passe par les relations sociales, les pensées, ce que l'on reçoit par nos 5 sens, la lumière, l’air, l’eau puis seulement les aliments solides.
Cet acte de s'alimenter constitue donc un travail psychologique de la plus haute importance pour comprendre sa place sur terre, dans l’univers, et comprendre qui l’on est vraiment.

Il est important de se rendre compte que le corps a des besoins, qui sont en fait ceux de l’Esprit et des 99,99% de vide dont nous sommes composés.

 

Ce qu'elle doit apporter et ce qu’elle exige

Elle doit apporter de la vitalité, doit être facilement digérée et éliminée, et doit permettre de réaliser ce que l’on a à réaliser dans sa vie.

Il s’agit donc de redéfinir cet acte, pour différentes raisons :
- Le bonheur
- La santé
- Le niveau de présence, le sacré
- Le respect de la Loi de la Vie, qui permet d'Être

Le Bonheur, la Santé

La santé et le bonheur vont de pair.

De nos jours, les repas ont tout un aspect social, on prend des repas avec sa famille et ses amis, on se raconte éventuellement des choses, et donc, on oublie de remercier pour le repas, de prendre le temps de l’ingérer, et de le mastiquer.

On confond aussi le but de manger, en mélangeant les concepts de plaisir et de bonheur, quand clairement, les deux concepts vont à l’encontre l’un de l’autre.

Les aliments-plaisir activent des système de récompense

Selon l’excellent neuroendocrinologue américain Robert Lustig, l’un des spécialistes les plus concernés par le sucre (la première cause de mortalité mondiale…) et ses effets, le plaisir et le bonheur sont deux choses complètement différents, et même, ce sont deux cercles fermés qui ne peuvent fonctionner ensemble.

Dans The Hacking of the American Mind, il montre que le plaisir est purement instinctif (pas très réfléchi), matériel, et solitaire.
Il active le système de récompense, et fait sécréter de la dopamine, hormone qui excite les neurones qui, lorsqu’ils sont trop excités, trop souvent, meurent.
Très vite, le circuit de récompense mène à l’addiction (qu’il s’agisse de substances ou de comportements).
A chaque fois que l’on se fait plaisir, il faut une plus grosse dose, car la même dose fait moins d’effet, puisqu’il y a moins de récepteurs. La tolérance augmente, et les neurones commencent alors à mourir…

Le bonheur quant à lui est de longue durée, est plus spirituel, et est directement lié à la qualité des interactions sociales.
Quand on est heureux, on a le sentiment de ne faire qu’un avec le monde.
Lorsque l’on est heureux, on sécrète de la sérotonine (l’hormone du bonheur). On vit alors dans le contentement, dans la plénitude.
La sérotonine, on ne peut y devenir accro : aucune surdose n’existe. Elle est un inhibiteur, c’est-à-dire qu’elle ralentit les neurones au lieu de les stimuler.

Selon Robert Lustig, la quête des plaisirs entrave le bonheur : Plus on déclenche la dopamine, plus la sérotonine meurt, plus on est malheureux.

Lorsque l’on sait que 90% de la sérotonine est produite par l’intestin, on se rend vite compte du fait qu’il faille soutenir celui-ci pour être heureux.
Adios produits transformés, inconcevablement cuits, non mastiqués et mangés en quantités inappropriées.
Prenons soin du microbiote, une façon d’être heureux, et en bonne santé.


Santé et Bonheur sont deux choses qui vont ensemble.
Être en bonne santé, c’est pouvoir faire ce que l’on dit et pense, rayonner sa lumière intérieure sans être à la merci de pensées négatives, de besoins dus à une dépendance, etc.

Revenons donc à une alimentation qui soit une source de bonheur.
La maladie (mal a dit) est une invitation à écouter, à comprendre, à revenir vers une relation saine avec la nourriture.
L’alimentation n’est pas :
- Un lot de consolation, de compensation, un exutoire
- Une source de dissonance cognitive
- Faite de choses industrielles transformées


Le bonheur n’exclue pas le plaisir, il le rédéfinit.

C’est un peu comme la différence entre prendre et recevoir : le plaisir est ingrat, insatiable, intraitable, quand le bonheur est quelque chose que l’on cultive à l’intérieur de soi, qui n’est pas dépendant de facteurs extérieurs. Il a simplement besoin d’être soutenu par de la discipline (ce n’est pas un gros mot) et d’aliments qui lui transmettent les messages de la terre et du cosmos.

Tout simplement. Véritablement.

La présence, le Sacré

Dans la mesure où l'on peut recevoir des cadeaux de la Terre, nourris par le soleil, qui nous rendent heureux et en bonne santé, la première chose à faore lorsque l'on s'alimente serait en fait d'être en état de gratitude, de remercier avant et après chaque repas.

L'alimentation est aussi l'occasion de constater que l’on reçoit, et qu'on n'est pas là pour prendre.

Elle est un support pour connaitre notre place, comme je le disais en introduction. Elle donne un peu d'humilité (du latin humilitas dérivé de humus, signifiant « terre ») est généralement considéré comme un trait de caractère d'un individu qui se voit de façon réaliste. (Humilité, c'est un mot bien loin du mot humiliation))

Lorsque l’on mange, on ne vient pas simplement remplir le ventre : on cherche à alchimiser ce que nous donne cette Terre pour être mieux connecter au cosmos, c’est-à-dire, à ce que nous sommes vraiment, de la poussière d’étoiles! :’)

Pourquoi ne pas faire des rituels, prendre un instant pour respirer, remercier, et faire ce qui est bon pour nous, fonctionne pour nous, pour remercier et reconnaitre!

LES LOIS DE LA VIE

Nous sommes ce que nous mangeons : si l'on ne respecte pas son alimentation, on porte atteinte à la Loi de la Vie

Sélectionner nos aliments, les préparer et les servir convenablement est essentiel pour être véritablement vivant, véritablement humain et incarné.

Pour cela, les aliments de la Voie du Milieu, comme en parle la Médecine Traditionnelle Chinoise, et plus particulièrement la macrobiotique (littéralement la « Grande Vie ») sont les seuls adéquats.

Ces aliments soutiennent et cultivent l’harmonie à l’intérieur et à l’extérieur de l’organisme.

Il s’agit en réalité d’exclure les aliments extrêmes issus de violence (abattage des animaux, maltraitance incroyable pour les produits laitiers et les oeufs, mais encore maltraitance des êtres qui travaillent pour nous nourrir, nous les Occidentaux, et qui sont privés de leurs propres ressources. C’est d’une violence extrême, qui ne soutient en rien ce qu’est la Vie.)


Ahimsa signifie littéralement « non-violence », et plus généralement « respect de la vie ».

C’est le premier accord à passer avec soi lorsque l’on fait du Yoga. Je rappelle que toute personne est un yogi. Comme l’a très justement dit Sharon Gannon, très respectable créatrice de Jivamukti Yoga :

« Vous ne pouvez pas faire de Yoga. Yoga est votre état naturel. Ce que vous pouvez faire, ce sont des exercices de Yoga, qui peuvent vous révéler là où vous résistez à votre état naturel. »


Manger des aliments autres que ceux de la voie du milieu, modérés, harmonisant, c’est littéralement résister à son état naturel, c’est bloquer la vie.
De plus, ces aliments extrêmes n’ont aucun intérêt dans notre propre vie : ils nous tiraillent à droite à gauche dans l’émotion et/ou la réaction. On n’est pas une bombe à retardement en continu lorsque l’on mange des extrêmes.(voir article yin yang)
Les aliments de la Voie du Milieu quant à eux donnent la clarté mentale, ce qui permet de savoir quand il faut agir, quand il faut ne pas agir. Avec ces aliments, on prend aussi soin du système hormonal.

On peut évidemment penser à une autre médecine millénaire, l’Ayurveda. Cette médecine ancestrale soutient également que l’on choisit son alimentation avec sagesse et non sur une impulsion. Elle parle d’aliments sattviques. Il s’agit d’aliments vivants (et non morts, comme les (cadavres d’animaux, les aliments transformés, ou pasteurisés, ou encore trop cuits, etc.), dont la longueur d’onde et la lumière contenues à l’intérieur sont aussi immenses que celles du soleil (dont elles ont absorbé la lumière).

Respecter la loi de la vie c’est aussi manger avec modération, pour toujours avoir la place nécessaire pour digérer, mais aussi pour faire ce que l’on a à faire dans cette vie.

Seul ce type d’alimentation favorise la méditation, l’élévation de la conscience et donne de l’énergie (!)


La physique quantique nous l’a montré : La vibration crée la matière sur terre, et nous en faisons partie. L’être humain est un être vibratoire, et sa fréquence électromagnétique fluctue en fonction de sa santé.

L’alimentation aussi a sa propre vibration, et elle influence la nôtre : encore une fois, nous sommes ce que nous mangeons!

L’alimentation est donc un prétexte, un contexte pour travailler sa relation, et pour pouvoir Être et Savoir Être.