Bien calme, bien centré

La sérénité intérieure est un état d’attention sur l’essentiel, qui laisse du discernement à l’individu. Il sait alors choisir ce qui lui fait profondément du bien.

La sérénité n’existe que si le mental est sain.
Celui-ci se rappelle de sa véritable fonction : être centré, et suivre le coeur.
Un mental sain intègre qu’il n’est pas ses pensées, ses émotions. Il reste harmonieux et cohérent.

Comment faire? : Conscientiser sa respiration

Respirer est un superbe -sinon le meilleur- allié pour garder son calme intérieur.
Pour se rappeler d’être ici et maintenant en chaque instant, la recette la plus facile est celle de faire descendre les sensations dans le corps.
Ainsi, on ne nourrit pas les fluctuations du mental que l’on peut avoir à force de sollicitations extérieures.
Il est vrai qu’il faut au moins avoir la pensée de prendre soin de soi, de prendre le temps pour s’asseoir un instant, particulièrement lorsque l’on débute cette démarche.

Si Beyonce a le temps de méditer, alors vous aussi!

S’asseoir et respirer rappelle assez rapidement à chacun que nous sommes autre chose qu’un cerveau.

La première fois que l’on recontacte avec sa respiration, idéalement, cela signifie que l’on va s’asseoir, prendre le temps pour soi, tenter de trouver un endroit calme ou dans la nature.
On peut écouter de la musique, simplement la symphonie des sons qui nous entourent, fermer les yeux, et sentir nos poumons s’emplir et se vider de cet air qui nous fait vivre.

Prendre le temps de le faire est déjà un premier pas vers la sérénité.
Observer les sensations que nous offre ce moment en est un deuxième.

S’asseoir correctement

Asseyez-vous correctement et confortablement, de préférence en tailleur.
Les genoux ne doivent pas être au-dessus du niveau des hanches. Si c’est le cas, prenez plus de hauteur à l’aide de coussins stables.
Si c’est trop compliqué, asseyez-vous sur une chaise, les pieds ancrés dans le sol, les jambes à 90 degrés, le dos droit et les paumes des mains posées sur les genoux. Faites l’exercice comme suit.

Pour bien s’asseoir, il faut agrandir l’assise et ouvrir l’espace du périnée, un muscle important situé entre l’anus et les parties sexuelles. Pour ce faire, on tire ses fesses vers l’arrière et le côté (à 45 degrés) et on sent les os des fesses, les ischions, bien se planter dans le coussin.

Lâchez du poids dans le sacrum, et poussez sur vos ischions pour redresser le bas du dos, et ouvrir l’abdomen.
Faites ensuite basculer vos omoplates vers le sternum pour ouvrir l’espace du coeur, en restant dans l’axe de votre colonne vertébrale. Détendez vos trapèzes, roulez vos épaules vers l’arrière, rentrez le menton pour allonger la nuque, et visualisez que votre fontanelle, le haut de votre crâne, est comme tirée par un fil venu du ciel.
Les yeux sont fermés, et regardent dans l’espace entre les sourcils.
Les paumes des mains sur les genoux, tournées vers le haut si vous êtes en tailleur, inspirez doucement.

Dans chaque expiration, tentez de créer de l’espace entre vos vertèbres.
Quand vous inspirez, visualisez votre ventre se gonfler comme un gros ballon, et intégrez l’espace que vous avez créé dans votre colonne.

Observez seulement, agissez avec bienveillance et ne forcez en aucun cas votre respiration. Quand vous aurez senti votre bas-ventre empli d’air et que vous en aurez assez, doucement, expirez.

Ensuite, lorsque vous aurez bien contacté avec votre bas-ventre, laissez l’air monter dans la partie plus haute de votre ventre, et laissez ainsi votre diaphragme s’ouvrir, et se détendre.
L’air peut alors monter jusqu’aux clavicules.

Nous avons été conçus pour respirer comme cela.

Cet exercice se fait toujours par le nez.

Lorsque vous voyez une pensée passer, regardez-la passer et revenez à votre respiration.

Faire taire le mental

La méditation que suscite cette observation à force de pratique permet de faire taire le mental, et apporte la paix intérieure, puisqu’elle fait communier avec l’Être que nous avons tendance à négliger, voire à complètement oublier.
En fait, le vide du mental est l’état de conscience grâce auquel la pensée devient créatrice.
Seule, inconsciente, déconnectée, la pensée peut devenir destructrice, puisqu’elle éloigne de ce que l’on veut profondément; elle ne constitue qu’une réaction face à un événement.

Lorsque l’on se rappelle une première fois de ce que l’on est vraiment, on peut appliquer cette technique de respiration abdominale en chaque instant de la vie ; cela permet de ne pas éponger les émotions des autres, de les laisser glisser sur soi comme les gouttes d’eau sur les plumes d’un canard. C’est bien plus facile qu’il n’y parait, même quand notre entourage tout entier ne sait pas garder son calme.

Rappelez-vous : vous ne pouvez recevoir une idée négative que si vous y êtes ouvert.

La pratique régulière, voire quotidienne, de la méditation fait cesser les fluctuations des pensées et fait donc prendre du recul.
Elle est difficilement descriptible par des mots.
Une fois que l’on commence à méditer, on comprend vite que le voyage ne fait que commencer, et que le mystère de l’être humain est grand, bien loin des préoccupations du quotidien.

Le yoga

Le yoga, du sanskrit yug, est l’une des six écoles orthodoxes de la philosophie indienne āstika dont le but est la libération (moksha) du cycle des renaissances (samsara) engendré par le karma individuel.
C’est une discipline visant, par la méditation, l’ascèse morale et les exercices corporels, à réaliser l’unification de l’être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel. (définition wikipédia)

Patañjali, un érudit qui a rédigé un recueil d’aphorismes, les yoga sutras, décrit la discipline comme une action permettant la cessation des fluctuations du mental, cet acteur qui nourrit la souffrance et la confusion de l’égo, parce qu’il est confondu avec le Soi.

Reconnu dans le Patrimoine Culturel Immatériel de l’humanité, le yoga remet les choses à leur place, et, au fur et à mesure de sa pratique, et il arrête le flot des souffrances.

Trouver la voie du milieu entre sthira (la fermeté) et sukham (la flexibilité) dans chaque asana (la posture, l’une des pratiques pour unir le corps à l’esprit) propose dans une belle métaphore, une attitude à développer dans la vie : toujours être centré, en faisant de son mieux et en lâchant prise, en utilisant son côté lunaire autant que son côté solaire.

La pratique du yoga, selon la Bhagavad-Gita, l’autre texte primordial à étudier lorsque l’on pratique, décrit la technique comme le moyen de rester d’égale humeur en parole, en pensée et en action.
L’un des engagements que l’on a avec soi est de pratiquer quotidiennement, pour chaque jour honorer la chance que la vie nous offre d’Être plus nous-mêmes.
On retrouve alors la capacité d’être cohérents, d’agir selon nos véritables besoins, nos intentions et nos valeurs.
Bien loin des schémas de souffrances, on atteint enfin notre essence lumineuse, sage et sereine.

2019-10-09T15:40:20+01:00Tags: , , , , |